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Home | Islam made simple | Les Jardins des Delices

Les Jardins des Delices

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Dans Gardens of Delight (Les Jardins des délices), Idris Tawfiq, enseignant de langue et littérature anglaises récemment converti à l’islam, explique ce que le mot musulman signifie.


« Ce livre ne pourra qu’avoir une influence positive »

Al-Ahram Hebdo : Quels sont les motifs qui vous ont poussé à écrire Gardens of Delight ?


Idris Tawfiq : C’est en fait le premier livre que j’écris sur l’islam. Mes écritures précédentes ont plutôt été des articles de presse. C’est un livre écrit en principe pour l’Occident, notamment l’Europe, et plus spécialement l’Angleterre. Il vise trois publics. Le premier est le non musulman d’Occident qui ne connaît absolument rien de l’islam. Il y trouvera des informations générales sur cette religion malheureusement très méconnue là-bas. Le deuxième public est le non musulman d’Occident qui veut se convertir. Le livre doit l’aider à savoir ce qu’est l’islam. Le troisième public est le musulman à qui j’ai présenté le sujet sous un nouvel angle. Je me suis converti à l’islam il y a trois ans. Je peux offrir une nouvelle vision des choses, différente de celle des gens qui sont nés musulmans. Le troisième public a affiché un très grand intérêt pour le livre parce que je l’ai poussé à réfléchir sur des choses auxquelles il ne faisait pas auparavant attention. L’écriture du livre a coïncidé avec ce qui se passe actuellement en Occident : les attaques, le terrorisme, etc. Les gens redoutent l’islam et en sont très sceptiques à son égard. A travers le livre, je voulais dire qu’il ne faut rien craindre, il suffit de se regarder droit dans les yeux. Le titre du livre est inspiré du Coran : les jardins des délices évoquent chez tout musulman le paradis, mais pour les Anglais c’est un peu ambigu. J’essaye de montrer aux gens que l’islam peut mener à de très beaux jardins aussi bien dans notre vie ici-bas que dans l’au-delà.

 

 

 

 

 

 

 

Croyez-vous que votre ouvrage contribuera à contenir l’islamophobie gagnante en Occident?
 

 

 

 

 

 

 

 

 

— Ce livre ne pourra qu’avoir une influence positive. On a parlé avec l’ambassade de Grande-Bretagne de sa promotion dans les différentes librairies d’Angleterre. Il pourra aider les gens à comprendre que l’islam est une belle religion tolérante qui n’a rien à voir avec la violence ou le fanatisme. Le maire de Londres a déjà dit qu’il vaut mieux présenter ce qu’est l’islam au lieu de présenter ce qu’il n’est pas. Je veux que l’islam soit mieux connu en Occident. J’étais à Londres au moment des attentats du 11 septembre et j’ai vu comment la population a été terrifiée. J’étais ici lors des attentats de Londres du 7 juillet, mais je peux bien imaginer quelle était la situation à New York.

Que doivent faire les musulmans d’Occident pour améliorer l’image de l’islam, ternie par le terrorisme ?

— Il incombe aux musulmans de s’intégrer à la société d’accueil, d’apprendre la langue des pays dans lesquels ils vivent, de devenir des citoyens représentables, ils doivent occuper des postes-clés : être des membres au Parlement, des écrivains, des agents de police, des médecins. De la sorte, les gens verront ce qu’est réellement l’islam.

— Vous avez vécu au Vatican et fait des études de théologie à l’Université pontificale de Saint-Thomas Aquinas à Rome. Comment est-il possible de promouvoir le dialogue entre le christianisme et l’islam ?


— Mes études à Rome m’ont appris beaucoup de choses sur la Bible, le christianisme et le judaïsme. J’ai vécu à l’intérieur de l’Eglise catholique et je sais comment les chrétiens pensent. Je n’ai aucune critique ou réserve sur ces deux religions. Je n’ai rien contre quiconque. J’aime mon passé et j’aime l’Eglise. Quand je parle, je parle en connaissance de cause de ces trois religions. Ce faisant, Al-Azhar m’a invité pour donner des colloques dans le département d’études islamiques sur la situation de l’islam et des musulmans en Occident. C’est le cas également de la Bibliothèque d’Alexandrie, il y a de même un contact avec le British Council pour entamer un dialogue visant à montrer que les musulmans ne sont pas une source de menace. Nous voulons de même visiter les universités en Egypte et nous allons commencer par celles du Delta, Benha, Béni-Souef et Alexandrie.

— Ce livre est-il accessible à n’importe quel lecteur ?

— J’ai été professeur durant toute ma vie et j’ai pris l’habitude d’enseigner à des jeunes. Ceci dit, j’ai développé un style d’enseignement et un style d’écriture qui attirent l’attention du public. Je n’ai pas de style académique, mais un style bien simple qui encourage à la lecture. J’essaye de faire des réflexions spirituelles, mais dans un style qui n’est pas celui du Coran ou du hadith. Le livre est destiné à un public ordinaire, toutes religions confondues. Je n’ai pas de style argumentatif, je ne cherche pas à convaincre, tout ce qui m’intéresse c’est de parler, d’écouter et de toucher le c½ur. Tout au long du livre, j’ai tenu à dire : « Les musulmans croient que ... » ou « ils croient que ... » et non pas « je crois que ... » pour présenter le sujet d’une façon objective.

— Comment avez-vous été amené à vous convertir à l’islam ?

— Le fait de donner des cours sur l’islam est l’une des raisons qui m’ont conduit à la conversion. A l’époque, je n’étais pas encore musulman et plus je lisais sur cette religion, plus j’étais touché. Durant le Ramadan, les étudiants venaient dans ma classe pour prier et je les observais. Puis j’ai décidé de jeûner avec eux. C’est cette interaction avec les étudiants musulmans qui m’a fait devenir musulman.

Comments (1 posted):

nervana gouhar on 26 December, 2009 06:00:28
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Je vous remercie pour ce beau sujet.
Et comme un etre humain, une mere et une musulmane , je cite quelques mots qui me plaisaient beaucoup dans cet article:
-ce qui m’intéresse c’est de parler, d’écouter et de toucher le c½ur.
-Mes études à Rome m’ont appris beaucoup de choses sur la Bible, le christianisme et le judaïsme.
-Je n’ai rien contre quiconque.
-il vaut mieux présenter ce qu’est l’islam
-Je peux offrir une nouvelle vision des choses
-Il incombe aux musulmans de s’intégrer à la société d’accueil
-les gens verront ce qu’est réellement l’islam.

On a besoin cd cette vision claire et simle de l'Islam. Merci

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